Skip to main content

Paul Morcos : un nouveau ministre de l’information au Liban face à une liberté de la presse malade

Paul Morcos
Paul Morcos.png

Nommé il y a deux mois et demi en tant que nouveau ministre de l’information, Paul Morcos entend réformer une législation liberticide pour les journalistes libanais.

« J’ai milité durant 25 ans pour l’Etat de droit au Liban. Etre ministre c’est se donner une chance d’exécuter les idées pour lesquelles on se bat. » L’ancien avocat et nouveau ministre de l’information affirme sa volonté de changement de la situation des journalistes au Liban. 
Dès son investiture, Paul Morcos a affirmé sa volonté de réformer un décret-loi qui date de près de 50 ans. Ce dernier interdit un certains nombres de publications tout en sanctionnant les journalistes de lourdes peines si la loi n’est pas respectée.
Le pays est descendu à la 140e place du classement Reporter sans Frontière sur la liberté de la presse. Pourtant, Paul Morcos ne veut pas dresser un constat aussi sombre : « Je pense que ce classement ne reflète pas la réalité. S’il y a des problèmes avec les médias, ils ne nuisent pas à l’image du Liban. Selon moi, le pays mérite une meilleure place. »
Le chantier s’annonce immense, car au-delà de la loi, c’est tout un système médiatique qu’il faut revoir selon Mirna Bassil, enseignante en journalisme à l’université Antonine de Beyrouth. « Il y a un pluralisme structurel avec plus de 250 médias au Liban, mais il n’y pas de pluralisme éditorial. » Par ailleurs, le Liban fait face à une grave crise économique depuis plusieurs années. « Il n’y a pas de moyen mais beaucoup de volonté et de ressources humaines. » explique le ministre sur un ton toujours optimiste. Le Liban reste, malgré tout, l’un des pays les moins pires du Moyen-Orient en ce qui concerne la liberté de la presse. 


Léo Braillon (Ecole de journalisme et de communication de Marseille)