À l'Assemblée nationale, dans le cadre des Nouveaux États généraux de la culture et des médias, une rencontre dédiée à l'audiovisuel public a réuni chercheurs, représentants syndicaux, réalisateurs et journalistes pour interroger les conséquences d'un affaiblissement durable de ce secteur et esquisser d'autres perspectives. Pauline Amiel, directrice de l'EJCAM, participait à la table ronde des chercheurs (François Jost, Nathalie Sonnac et Alexis Lévrier).
Ces derniers ont rappelé :
• L’information n’est pas une simple succession de débats d’opinion. Elle suppose hiérarchisation, vérification et responsabilité.
• L’économie de l’attention fragilise la construction de notre espace commun : l’audiovisuel public constitue à ce titre une infrastructure démocratique.
• Historiquement, les attaques répétées contre la prétendue « partialité » des journalistes visent souvent à délégitimer et à faire taire.
• Les écoles de journalisme font pleinement partie de cet écosystème. Former à l’enquête, à la déontologie, à la vérification des faits, c’est participer à la solidité démocratique. Et ces formations sont, elles aussi, parfois mises en cause.
• La question n’est pas de sanctuariser l’audiovisuel public.
• Elle est de savoir comment garantir son indépendance, son financement et son rôle structurant dans un contexte de désinformation et de guerre informationnelle.
• Défendre l’audiovisuel public, c’est défendre les conditions mêmes d’un débat démocratique éclairé.
Cette rencontre a été organisée à l'initiative de Stéphane Peu, Aurélien Saintoul, Sophie Taillé-Polian, Sylvie Robert, Alexis Corbière, Pierre Dharréville et Pierre Laurent.
Pour suivre l'intégralité des débats : https://www.youtube.com/watch?v=jMph09m0ZHU