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    Mathilde Venceneux
    Mathilde Vinceneux
    Formation
    Master Journalisme
    Promotion
    2016-2018
    Mathilde V. , la journaliste qui raconte « le tréfonds de l’âme humaine » à la radio. C'est le titre du portrait réalisé par Baya Drissi étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille. […] Lire la suite
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    Mathilde Venceneux
    Mathilde Vinceneux
    Formation
    Master Journalisme
    Promotion
    2016-2018

    Mathilde V. , la journaliste qui raconte « le tréfonds de l’âme humaine » à la radio. C'est le titre du portrait réalisé par Baya Drissi étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille.

    Cheveux dorés, lunettes sur le nez, un large sourire, ça ne vous dit probablement rien, mais sa voix vous est peut-être familière. Mathilde V. réalise des contenus sonores pour France Inter, Franceinfo et France Culture. Journaliste correspondante à Marseille pour Radio France, Mathilde est diplômée en 2018 de l’EJCAM. Portrait de celle qui apparaît comme une amoureuse du son, du montage et du décryptage des humains.

    « Être les yeux et les oreilles de ceux qui ne connaissent pas la région », c’est ainsi que Mathilde définit son travail de correspondante à Marseille. C’est l’« envie de raconter des histoires »  qui a orienté cette philanthrope et ethnologue vers le journalisme. La visite du Pape à Marseille en septembre 2023 ou encore le port d’un uniforme dans les écoles voulu par Martine Vassal, présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence : les reportages radiophoniques de Mathilde font souvent la Une.  

    Les points forts d’une journaliste correspondante ? « Savoir être polyvalente et experte d’une région », s’exclame la jeune femme de 28 ans. Connaître le territoire sur lequel on travaille, c'est raconter les histoires autrement. Les rencontres et les contacts font la force du métier, « tu te nourris de ta vie personnelle », confie-t-elle. Mais c’est loin d’être un prérequis, et ça, Mathilde le sait puisqu’elle-même n’était pas familière de Marseille avant d’y étudier. La correspondance permet une liberté, de l’écriture au montage car « dans la radio on est maître de beaucoup de choses ». Après un passage dans la capitale, Mathilde est revenue récemment à Marseille pour être correspondante. Elle s’est adaptée au rythme d’un métier-passion qui est loin d’être « confortable ». Avec son lot de contraintes et de précarité : « si dans ta semaine, il n’y a pas un moment où tu ne te dis pas ‘ça c’était génial’, c’est qu’il faut s’arrêter ». « Je me dis que je serai journaliste jusqu’à ce que j’en ai marre. », explique cette fille d’un médecin de campagne et d’une pharmacienne.

    Dès les bancs de l’EJCAM, la radio dans l’âme 

    Mathilde a concouru pour quatre écoles de journalisme et son choix s’est porté sur celle de Marseille. Au départ, elle souhaitait faire de la presse écrite mais les retours de l’équipe pédagogique et ses envies ont guidé son choix vers la radio. Parmi ce que la journaliste retient le plus de sa formation, c’est l’occasion unique d’apprendre sur le terrain, d’être autonome dans ses démarches : « il y a beaucoup de débrouillardises, on apprend à bricoler, on ne pistonne pas. » Une fois diplômée, elle parvient à intégrer Radio France et son « planning », décrochant ses premiers contrats de pigistes à France Bleu Provence à Marseille.
    Originaire de Digne-les-Bains des Alpes-de-Haute-Provence, Mathilde plonge les auditeurs dans la ville de Marseille et ses problématiques. La cité phocéenne est un terrain d’aventures pour les journalistes qui aiment, comme elle, écrire sur les sociétés : « les gens sont très différents et cohabitent plutôt bien. ». À la radio, rien n’est « théâtralisé ». C’est cette spontanéité du support qui l’a séduit. Elle maîtrise l’art et la technique de tout journaliste à retranscrire ce dont elle a été témoin, pour amener l’auditeur à une immersion sonore totale. Ce qui l’anime avant tout, c’est la recherche d’équilibre, entre créativité et imagination, et la nécessité de restituer la réalité avec vraisemblance, dans le choix des sons et des ambiances.  

    Ses études à Montpellier avec une licence de sociologie puis de science politique, ainsi que son parcours en ethnographie, lui ont donné les clés pour « comprendre la société et les Hommes ». Le goût de la journaliste pour le son et le montage lui vient de l’époque du lycée, où elle opte notamment pour l’option cinéma. Pourtant pas une grande consommatrice de faits divers, la curiosité de Mathilde a été piquée au vif par l’univers police-justice. « Comment travailler avec les sources qui n’ont pas le droit de s’exprimer autant que dans d’autres domaines ? » Elle a été journaliste dans ce service à France Inter à Paris de 2021 à 2023 pour lequel elle a rendu compte de nombreux procès et étoffé ses techniques d'écriture. L’enjeu propre du journalisme est alors de « rejouer les dialogues à la radio, restituer des émotions ».

    « C’est une matière où tu t’abîmes, on laisse toujours des plumes »

    Plongée 10 heures par jour dans une salle, pendant plusieurs semaines, elle a assisté au procès de Nordahl Lelandais, accusé d'avoir commis plusieurs meurtres et agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans. Le procès a ouvert le 31 janvier 2022 devant la cour d’assises de l’Isère. Le moment le plus marquant a été la prise de parole du meilleur ami du criminel, qui a brossé le portrait d’un monsieur tout-le-monde. Mathilde est intriguée : « les faits divers en police justice racontent le tréfonds de l’âme humaine, des histoires de gens confrontés à l’exceptionnel, l’extrême ». À ce moment-là, « c’est comme quelqu’un qui met sa blouse de médecin dans un hôpital, c’est un choix d’être là et il ne faut pas se laisser submerger même si tu t’identifies ».
    Dans ce milieu, les journalistes se retrouvent souvent devant les mêmes affaires, mais les histoires ne sont pas racontées avec la même sensibilité. Pour Mathilde « c’est une matière où tu t’abîmes, on laisse toujours des plumes ». Le processus est parfois périlleux, à mesure que le journaliste s’implique personnellement et émotionnellement dans l’affaire. « On se questionne on se fait le film mille fois dans notre tête ». La frontière entre sensationnalisme, voyeurisme et information est poreuse, mais essentielle. 

    Baya DRISSI
     

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    Jean-Marie Leforestier
    Jean-Marie Leforestier
    Formation
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    Jean-Marie Leforestier, la probité des faits et la rigueur de l’enquête. C'est le titre du portrait dressé par Camille Micaelli, étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille.Rédacteur e […] Lire la suite
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    Jean-Marie Leforestier
    Jean-Marie Leforestier
    Formation
    Master Journalisme
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    2009-2011

    Jean-Marie Leforestier, la probité des faits et la rigueur de l’enquête. C'est le titre du portrait dressé par Camille Micaelli, étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille.
    Rédacteur en chef de Marsactu depuis 2021, Jean-Marie Leforestier est le visage discret de l’enquête locale à Marseille. Retour sur le parcours de cet ancien élève de l’EJCAM.
    C’est dans le hall de l’École de Journalisme et de Communication d’Aix-Marseille, au milieu de salles de révisions et d’une machine à café capricieuse, que Jean-Marie Leforestier se tient tranquillement. Le journaliste barbu se prête rarement au jeu de l’interviewé.
    Ironie du sort, il ignore que la vitrine qui lui fait face arbore fièrement quelques trophées dont un en particulier, symbole de ses années d’études. « Tournoi Inter-écoles, 2009 ». La gravure évoque la gloire mais pas les péripéties qui se cachent derrière une telle victoire. Souriant, le journaliste confie avoir fondé le club de foot de l’école l’année de son arrivée, en 2009, et s’être infligé une double fracture pendant le tournoi de l’année suivante. Ce sourire, il le conserve tout au long d’un échange riche de souvenirs, sans doute réveillés par les murs d’une école qu’il a côtoyée. Diplômé en 2011, il y a depuis troqué sa casquette d’étudiant contre celle d’un professeur qui vient d’achever sa journée à enseigner avec rigueur la pratique de l’enquête.
    Difficile de trouver meilleur client pour parler d’investigation, l’ADN de sa pratique journalistique. Déjà expérimenté à Ouest-France avant d’intégrer l’école, il démarre sa carrière, après l’obtention de son diplôme, au Ravi, un journal d’enquête satirique de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Un an plus tard, en janvier 2012, il rejoint Marsactu. Le pure player spécialisé dans l’investigation locale qui a su, en une décennie, se faire une place dans un espace médiatique phocéen dominé par La Provence. Ses enquêtes sur l’habitat indigne avant le drame de la rue d’Aubagne avaient par la suite propulsé le titre sur le plan national. En 2015, la rédaction sauve le journal de la faillite en le rachetant. Derrière ce sauvetage se cache un changement radical de modèle économique. À l’époque où Mediapart émerge au niveau national, la solution de l’abonnement s’impose. Elle permet au journal de s’affranchir d’un levier de pression majeur, la publicité qui l’entravait jusqu’alors. 
    S’il n’est pas friand de journalisme militant, Jean-Marie Leforestier ne renie pas pour autant ses convictions. La plus forte lui impose de ne pas être financé par les sujets qu’il traite. Déjà étudiant, il peine à ne pas « interroger les cadres dans lesquels on lui demande de se glisser ». Une mentalité qui résume bien le crédo de Marsactu, la « vigie démocratique locale », dont il est aujourd’hui, à 36 ans, le rédacteur en chef. 
    Au quotidien, il anime une équipe de 8 journalistes permanents dont il fait partie, ainsi qu’un volant de pigistes. Un esprit commun habite la rédaction, le goût de la chose publique, qu’il cultive personnellement depuis toujours. « Il faut toujours se rappeler qu’on est d’abord là pour décortiquer des faits plutôt que pour relayer les opinions », clame-t-il d’une voix douce. Mais ce travail, il le mesure, a un prix. « C’est une vie passionnante, valorisante mais extrêmement chronophage ». Jeune papa, il constate la différence qui le sépare parfois de son entourage en raison de son emploi du temps. Du temps, il en faut aussi pour enquêter, une pratique qui demande de la patience, de la rigueur et un investissement personnel conséquent. « C’est essentiel à l’heure où l’espace médiatique est saturé par le traitement immédiat des chaines d’information en continu ». 
    Marsactu s’est construit en privilégiant la couleur originale du journalisme qui doit être « la primauté des faits dans l’exercice du métier ». L’enquête longue permet de marquer un temps d’arrêt, bénéfique au décryptage de l’actualité et aux lecteurs qui en profiteront.
    En dehors de son métier, il ne se passionne pas pour « les trains électriques » ni n’a d’attrait pour les « choses bizarres ». Fils d’une infirmière exerçant auprès des publics défavorisés et d’un technicien en informatique, il se souvient que presque aucun journal ne traine dans son foyer breton. Contrairement à ce que l’on pourrait fabuler, enfant, il était moins proche de Tintin que d’un Thierry Roland en puissance. Il résume ses « influences de jeunesse » à son rapport privilégié avec la télévision, au journalisme sportif plus précisément. Jean-Marie, alors âgé de « quatre ou cinq ans », prenait le tournevis de son père à l’envers, comme un micro, pour commenter les matchs de foot devant le petit écran. Il a le sourire aux lèvres quand il évoque ce souvenir. Il n’a finalement pas suivi la carrière de Didier Roustan, son idole de l’époque, mais concède que le journalisme de sport a été sa « porte d’entrée » vers son futur métier, sans jamais l’avoir pratiqué de cette manière. 


    Camille MICAELLI

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    Enzo Léardi
    Enzo Léardi
    Formation
    Master Data et communication digitale
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    Aujourd’hui, nous vous présentons Enzo Léardi, chargé de communication à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) d’Aix-Marseille, site de Saint Jérôme. Diplômé de l'Ecole de journalisme et de communication d'Aix-Marseille en 2020, Enzo avait effectué un Master Data, information et communication digit […] Lire la suite
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    Enzo Léardi
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    Master Data et communication digitale
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    Aujourd’hui, nous vous présentons Enzo Léardi, chargé de communication à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) d’Aix-Marseille, site de Saint Jérôme. Diplômé de l'Ecole de journalisme et de communication d'Aix-Marseille en 2020, Enzo avait effectué un Master Data, information et communication digitale.
    Dans la vidéo qui suit, il évoque les expériences acquises, notamment à l'EJCAM.
    Cette vidéo a été réalisée, dans le cadre d’un projet professionnel tutoré, par BENBRAHIM Sofia, BOURAS Amani, EL GHAIATI Najoua et HANOUCH Amina, étudiants en formation à l’EJCAM.

     

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