Aller au contenu principal

Témoignages

  • Photo
    Yasmine Sellami
    Yasmine Sellami
    Formation
    Ancienne étudiante en Master Journalisme, Journaliste
    Promotion
    2019-2020
    Yasmine est journaliste indépendante. Elle aime le temps long, les enquêtes fouillées, les reportages qui font réfléchir. On a pu la lire dans Médiapart, Marsactu ou encore Street Press, sur des sujets qui lui tiennent à cœur : le genre, la migration, le cinéma… avec un regard tourné vers la France et le Magh […] Lire la suite
    Photo
    Yasmine Sellami
    Yasmine Sellami
    Formation
    Ancienne étudiante en Master Journalisme, Journaliste
    Promotion
    2019-2020

    Yasmine est journaliste indépendante. Elle aime le temps long, les enquêtes fouillées, les reportages qui font réfléchir. On a pu la lire dans Médiapart, Marsactu ou encore Street Press, sur des sujets qui lui tiennent à cœur : le genre, la migration, le cinéma… avec un regard tourné vers la France et le Maghreb, et une attention toute particulière pour l'Algérie. De passage à l'EJCAM, nous en avons profité pour recueillir son témoignage. Une réalisation de Julien Brehelin.

    Linkedin
  • Photo
    Tristan Dereuddre
    Tristan Dereuddre
    Formation
    Ancien étudiant en Master Journalisme, Journaliste indépendant en Guyane
    Promotion
    2022-2024
    Diplômé du Master Journalisme, Tristan Dereuddre a effectué son alternance au sein de la rédaction de Politis (2023-2024) avant de s'installer en Guyane pour y exercer un journalisme plurimédia — presse écrite, TV et radio. Après un CDD à France-Antilles / France-Guyane, il exerce en tant que journaliste indé […] Lire la suite
    Photo
    Tristan Dereuddre
    Tristan Dereuddre
    Formation
    Ancien étudiant en Master Journalisme, Journaliste indépendant en Guyane
    Promotion
    2022-2024

    Diplômé du Master Journalisme, Tristan Dereuddre a effectué son alternance au sein de la rédaction de Politis (2023-2024) avant de s'installer en Guyane pour y exercer un journalisme plurimédia — presse écrite, TV et radio. Après un CDD à France-Antilles / France-Guyane, il exerce en tant que journaliste indépendant en Guyane. Il s'est rapidement distingué : en 2025, il remporte le Prix Varenne Jeune Journaliste dans la catégorie presse hebdomadaire régionale pour son enquête sur les conditions de détention à la maison d'arrêt de Rémire-Montjoly, publiée dans France-Guyane. C’est l'une des plus prestigieuses récompenses du journalisme français.

    De passage à l'EJCAM, nous en avons profité pour recueillir son témoignage. 

    Une réalisation de Julien Brehelin.

    Linkedin
  • Photo
    Paul Salek
    Paul Salek
    Formation
    Ancien étudiant en Master Information-Communication, Responsable Communication
    Promotion
    2018-2020
    De l'EJCAM aux scènes du Bataclan, des bureaux du Ministère de l'Intérieur aux territoires PACA, Gard, et Corse… Paul a tracé un parcours bien à lui ! Aujourd'hui, il met la com' au service de l'entrepreneuriat et de l'impact social à l'Adie et au Passage des Entrepreneuses. Des projets qui ont du sens, porté […] Lire la suite
    Photo
    Paul Salek
    Paul Salek
    Formation
    Ancien étudiant en Master Information-Communication, Responsable Communication
    Promotion
    2018-2020

    De l'EJCAM aux scènes du Bataclan, des bureaux du Ministère de l'Intérieur aux territoires PACA, Gard, et Corse… Paul a tracé un parcours bien à lui ! Aujourd'hui, il met la com' au service de l'entrepreneuriat et de l'impact social à l'Adie et au Passage des Entrepreneuses. Des projets qui ont du sens, portés avec passion.

    Linkedin
  • Photo
    Antoine Marcel
    Antoine Marcel
    Formation
    Ancien étudiant en Master Communication des organisations, Chargé de communication à l'Institut NeuroMarseille
    Promotion
    2022 - 2024
    Formé à l'EJCAM aux subtilités de la communication des organisations en santé (M1 Communication des organisations en santé et bien-être) et des relations presse (M2 Stratégies de communication et des relations presse), Antoine Marcel a développé son expertise à l’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille (A […] Lire la suite
    Photo
    Antoine Marcel
    Antoine Marcel
    Formation
    Ancien étudiant en Master Communication des organisations, Chargé de communication à l'Institut NeuroMarseille
    Promotion
    2022 - 2024

    Formé à l'EJCAM aux subtilités de la communication des organisations en santé (M1 Communication des organisations en santé et bien-être) et des relations presse (M2 Stratégies de communication et des relations presse), Antoine Marcel a développé son expertise à l’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille (APHM) en orchestrant la valorisation d'innovations médicales et en pilotant des projets éditoriaux. Il met aujourd'hui cette expérience au service de l'Institut NeuroMarseille (Aix Marseille Université) en tant que chargé de communication.

    De l'EJCAM à NeuroMarseille : Antoine revient sur les étapes clés de son parcours dans cette vidéo.

    Les crédits vidéo : Julien Brehelin

     

     

    Linkedin
  • Photo
    Audrey Travère
    Audrey Travère
    Formation
    Ancienne étudiante en Master Journalisme, Journaliste Radio France
    Promotion
    2015-2017
    “Audrey Travère, l’investigation au cœur”. C'est le titre du portrait réalisé par Marie Teranne, étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille.Audrey Travère est une journaliste d’investigation expérimentée. Projet Pegasu […] Lire la suite
    Photo
    Audrey Travère
    Audrey Travère
    Formation
    Ancienne étudiante en Master Journalisme, Journaliste Radio France
    Promotion
    2015-2017

    Audrey Travère, l’investigation au cœur”. C'est le titre du portrait réalisé par Marie Teranne, étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille.

    Audrey Travère est une journaliste d’investigation expérimentée. Projet Pegasus, Cartel, Green Blood… À seulement trente ans, elle a déjà contribué à plusieurs enquêtes internationales, et travaille aujourd’hui en tant qu’indépendante pour la cellule investigation de Radio France. Une passion pour l’enquête qu’elle entretient depuis ses années d’étude à l’École de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille.

    Par Marie Teranne

    “Un métier exigeant, qui demande constamment de l’énergie”. C’est ainsi qu’Audrey Travère décrit le journalisme d'investigation. Une coupe au carré et des yeux déterminés, cette enquêtrice déjà expérimentée malgré son relatif jeune âge (30 ans) est assise devant une petite table en bois, dans un coin sombre de ce restaurant du 13ème arrondissement de Paris. Vêtue d’un pull noir à col roulé et d’un jean, Audrey est adossée à un mur sur lequel sont accrochées plusieurs photos de journalistes du quotidien Le Monde. Ne laissant rien au hasard, c’est à seulement quelques pas que la jeune femme a réalisé, il y a six ans, sa première enquête dans le cadre de son stage de fin d’études au sein du service des Décodeurs du Monde. “C’était en 2017. L’élection d’Emmanuel Macron a rebattu les cartes politiques, avec beaucoup de nouveaux députés. On s’était donc fixé comme objectif de mener l’enquête sur ces nouveaux entrants à l’Assemblée nationale”, se souvient la journaliste, le sourire aux lèvres. “Au Monde, les journalistes étaient non seulement talentueux, mais aussi bienveillants. L‘équipe m’a donné une image très positive du type de professionnelle que j’avais envie de devenir”, ajoute Audrey.

    Une discipline découverte par la journaliste en 2015, dans le cadre de ses cours à l’EJCAM (École de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille) : “Il y avait un cours [de techniques d’enquête, NDLR] que j’avais beaucoup aimé, sur cette pratique du journalisme qui demande ténacité et détermination”, se remémore Audrey. Ayant grandi à Aix-en-Provence, la journaliste a adoré couvrir l’actualité marseillaise lors de ses études. Une ville qu’elle qualifie de “rocambolesque”, avec des “retournements de situation dans tous les sens, des trahisons politiques, des accidents, des grèves”. Mais Audrey était aussi parfois insatisfaite par la réalisation de reportages ou de micros-trottoirs : “J’avais besoin d’aller plus loin, de faire des sujets plus longs, de faire de l’enquête”, affirme-t-elle. “J’ai beaucoup manqué de confiance en moi à une époque, et paradoxalement, je n’ai pas douté un seul instant que je devais faire du journalisme d'investigation et que je pouvais le faire. (...) Je ne me suis pas laissée le choix, il fallait que je réussisse”, se rappelle-t-elle.

    Son intuition aura été la bonne, puisqu'en mars 2019, Audrey devient enquêtrice au sein du collectif Forbidden Stories, qui coordine un réseau international reprenant le travail de journalistes menacés, emprisonnés, ou assassinés. En juillet 2021, elle enquête dans le cadre du projet Pegasus qui révèle l’espionnage par onze États de journalistes, opposants politiques, militants des droits de l'homme et chefs d'État grâce à un logiciel espion. “Je cherchais dans la base de données les histoires et les numéros en lien avec l'Arabie Saoudite, ou encore les Émirats arabes unis. C’était une région que je connaissais très peu, donc il y a eu un énorme travail de documentation à réaliser”, détaille Audrey.

    À titre personnel, la journaliste parvient à désamorcer les craintes liées à l’insécurité, qui accompagnent souvent le métier d'enquêteur : “Au moment de Pegasus par exemple, c’était une menace insidieuse qui se présentait sur nos téléphones, et tout le monde pouvait être visé. Je me suis dit ‘s’ils me hackent’ et qu’ils trouvent des informations, j’aurai l’État français derrière moi, mais aussi le soutien de toute une corporation. (...) Je ne crains rien par rapport aux journalistes au Mexique, en Chine ou encore en Afrique”, explique-t-elle, passionnée. Après trois années passées à Forbidden Stories, c’est à la radio qu’Audrey souhaite poursuivre le journalisme d’investigation : “J'ai toqué à la porte de Radio France, il y avait déjà une confiance qui était établie grâce à Forbidden Stories. J’ai pitché une première enquête, et depuis, je suis pigiste à Radio France”, se réjouit la journaliste indépendante.

    Linkedin
  • Photo
    Agnes Kassa Gazard
    Agnès Kassa Gazard
    Formation
    Doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC)
    Promotion
    2012-2017
    L’Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille (EJCAM), plus qu’un établissement d’enseignement supérieur, est d’abord un cadre d’accueil bienveillant, un cadre d’expression de la passion et de la créativité des étudiants, un cadre favorable au dépassement de soi. J’y ai trouvé ma place en septe […] Lire la suite
    Photo
    Agnes Kassa Gazard
    Agnès Kassa Gazard
    Formation
    Doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC)
    Promotion
    2012-2017

    L’Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille (EJCAM), plus qu’un établissement d’enseignement supérieur, est d’abord un cadre d’accueil bienveillant, un cadre d’expression de la passion et de la créativité des étudiants, un cadre favorable au dépassement de soi. 
    J’y ai trouvé ma place en septembre 2007, auprès d’autres étudiants, à la fois curieux et solidaires, ouverts d’esprit et tout aussi bienveillants que l’équipe enseignante et administrative. 
    J’étais soucieuse de capitaliser mes acquis professionnels, notamment dans le domaine de la communication, ayant beaucoup appris en pratiquant, en tant qu’attachée de presse et chargée de communication. Je voulais gagner ma « légitimité », grâce à un diplôme, c’est très francophone…
    Le Master 2 Médias, Santé et Communication est celui qui se rapprochait le plus du parcours que je voulais suivre. 
    Le laboratoire de recherche en SIC de l’EJCAM (IMSIC depuis la fusion de l’IRSIC avec l’I3M de Toulon) est une réelle opportunité pour étudier et comprendre, entre autres, les mutations sociotechniques. 
    Les enseignants-chercheurs et les membres du laboratoire m’ont apporté un accompagnement rigoureux et bienveillant, toujours prêts à partager leurs expertises et à orienter mes recherches. 
    Leur soutien a été un moteur essentiel dans l’avancement de mon travail et m’a permis de développer une analyse approfondie des stratégies de communication adaptées au contexte du VIH/Sida en Afrique subsaharienne.
    J’ai saisi l’opportunité de l’intégrer (encore IRSIC au début de ma thèse), avec le soutien du Professeur Dominique BOURGEOIS qui s’est proposée de m’encadrer, après m’avoir accompagnée sur la soutenance de mon Master 2. Devenir enseignant-chercheur pourquoi pas ? Cela présente le double avantage de transmettre ses connaissances, tout en parcourant le monde. 
    Après 5 ans de travail acharné, sur mon terrain de recherches, le Bénin, où j’occupais également le poste de chargée de mission auprès du ministre de la santé (parce que j’ai financé mes travaux sur fonds propres), j’ai soutenu ma thèse sur le thème : « Stratégies de communication pour la lutte contre le VIH sida en Afrique subsaharienne : le cas de la République du Bénin » ; une thèse qui, je l’espère, contribuera modestement à l’amélioration des stratégies de communication en matière de santé publique, notamment dans le contexte spécifique du Bénin et de l’Afrique subsaharienne.
    Je dois dire que l’aventure doctorale est à la fois riche et solitaire, et le risque d’abandonner est grand, surtout, dans les conditions de recherche qui ont été les miennes. Fort heureusement, le Professeur Emérite Jean-Baptiste LESOURD qui a repris la direction de ma thèse, après le détachement du Professeur BOURGEOIS à Fribourg, était là, présent, bienveillant, m’encourageant jusqu’à la soutenance en 2017. 
    Après avoir tourné quelques années à « faible régime » - c’est aussi le risque des titulaires de doctorat (trop chers, et pas toujours les bienvenus) - j’ai passé le concours de la fonction publique d’Etat, et j’occupe depuis septembre 2023, un poste de chargée de projet. J’appartiens au corps des Conseillers d’Education Populaire et de Jeunesse (CEPJ). Mes missions sont assez variées et concernent à la fois le déploiement de politiques publiques de jeunesse et l’accompagnement aux structures associatives et autres acteurs de mon territoire. 
    Je garde un profond respect et une immense gratitude envers cette école, qui a été un véritable pilier dans mon parcours académique. L’EJCAM incarne pour moi l’excellence académique centrée sur l’humain, et je recommande vivement cet établissement à quiconque souhaite se former dans les domaines du journalisme et de la communication.



     

    Linkedin
  • Photo
    Erwin Canard
    Erwin Canard
    Formation
    Ancien étudiant en Master Journalisme, Journaliste à AEF Info
    Promotion
    2010-2012
    « Erwin Canard, aptonyme ». C'est le titre du portrait réalisé par Eléonore Richard, étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille. « Si les noms prédestinaient à un métier, Erwin Canard, journaliste, en serait une incarn […] Lire la suite
    Photo
    Erwin Canard
    Erwin Canard
    Formation
    Ancien étudiant en Master Journalisme, Journaliste à AEF Info
    Promotion
    2010-2012

    « Erwin Canard, aptonyme ». C'est le titre du portrait réalisé par Eléonore Richard, étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille. « Si les noms prédestinaient à un métier, Erwin Canard, journaliste, en serait une incarnation parfaite. Ce jeune journaliste à AEF Info (média spécialisé dans lEducation) revendique cette petite particularité patronymique jusque sur son compte Twitter ou sur son ancien blog de pigiste sobrement intitulé « Le Canard de lEducation ». Un sens de lhumour et une bonne humeur, attestés par un de ses amis qui le décrit comme « blagueur, très drôle ». Un tempérament qui lui a peut-être permis de tenir face aux évènements tragiques qui ont endeuillé le monde de l’éducation en octobre 2023 et 2020. La mort de Dominique Bernard, et celle de Samuel Patty, professeurs assassinés par des extrémistes religieux, quErwin a dû couvrir pour son média, lont en effet profondément marqué. Recueillir les témoignages des concernés « langoisse, la tristesse, la peur… c’était très dur » confie-t-il.

    Quand viennent les questions de personnalité pendant linterview, un silence puis un petit rire s’échappent du téléphone. On devine une gêne que le meilleur ami dErwin, Eddy, confirme : « Il naime pas trop parler de lui. Mais une fois quon a réussi à percer la carapace, cest quelquun qui a toujours quelque chose à raconter, qui prend soin des autres [il est bon de lavoir dans son entourage ». Erwin Canard, 34 ans aujourdhui, revient toutefois sans problème sur les origines de sa vocation de journaliste, métier quil envisage depuis petit. Un premier petit article sur son club de foot dans lhebdo local Le Patriote Beaujolais à Villefranche-sur-Saône, pendant son stage de troisième le conforte dans sa volonté de devenir journaliste de sport. Sportif pendant l’enfance, il voulait aussi être footballeur professionnel mais il admet, rieur, s’être vite rendu compte que « [ses] capacités nallaient pas le permettre ». Un rêve pas tout à fait avorté puisquil sera finalement capitaine de l’équipe de foot de lEJCM (devenue depuis lEJCAM) en 2012, durant sa seconde année de master de journalisme.

    Avant dintégrer cette école marseillaise en 2010, Erwin suit une licence de sciences politique à Lyon. Une expérience qui la selon ses dires « politisé » même si à la maison il l’était déjà peut-être un peu : « je viens dun milieu ouvrier et ma famille était assez dans la défense des ouvriers, des plus pauvres ». Progressivement son intérêt pour la politique dépasse son intérêt pour le sport. Une transition qui sest aussi incarnée pendant son Master à lEJCAM, en première année il fait un stage au pôle communication de lOlympique Lyonnais. « On nous poussait à faire un stage dans la communication pour voir comment ça marchait, à qui on aurait à faire durant notre carrière » explique-t-il. Puis à la fin de son master, il est stagiaire à L’Humanité en mai 2012. Un contexte particulier d’élection présidentielle lui confère des responsabilités « c’était royal, jai fait des gros articles que mon statut de stagiaire naurait pas dû me permettre » se remémore-t-il.

    Originaire du nord de Lyon, Erwin garde un très bon souvenir de sa vie à Marseille et de sa formation à lEJCAM. Il a été davantage marqué par les cours pratiques que par la théorie : « jai vraiment adoré la radio, jai fait spé radio, jai des souvenirs de cours et dintervenants de qualité. Par contre, jai détesté la télé, aussi bien devant que derrière la caméra, techniquement je trouvais ça très difficile ». Après l’école, ce ne sera ni en télé ni en radio quErwin poursuivra sa carrière, mais dans la presse écrite et web. Logique, pour quelquun qui passe une grande partie de son temps libre - en dehors des randonnées au grand air ou des visites dexpositions parisiennes - à écrire et surtout à lire. Selon son ami Eddy, il connaîtrait la bibliographie de Victor-Hugo « presque par cœur ».

    Au sortir de l’école, il vit une « expérience traumatisante » de neuf mois au service faits divers du Progrès à Lyon « ce n’était pas pour moi, faire la tournée tous les matins ça mangoissait beaucoup ». Cette situation le pousse même à refuser un CDI. Il passe ensuite par la case pigiste et se choisit une spécialité pour se faire un nom : l’éducation. Une stratégie payante puisque des petits magazines spécialisés lui font rapidement confiance, et lui ouvrent les portes de grandes rédactions comme L’Etudiant et Le Monde. « C’était une période très épanouissante professionnellement, mais financièrement cest vrai que c’était compliqué » admet-il.

    Après trois ans de piges, il signe finalement un CDI en 2018 à Paris, chez AEF, une agence de presse à destination des professionnels, où il s’épanouit encore aujourd’hui. Un média dont le premier abonné, le ministère de l’Education Nationale, est aussi le premier interlocuteur. Une particularité qu’Erwin garde en tête même s’il précise « ne pas se priver de faire des papiers critiques » envers ce ministère. Un poste pas si éloigné de la politique qui le faisait tant rêver : « c’est très politique, avec le coté réforme de l’Education Nationale. Je parle aux principaux acteurs de ce milieu, à des gens haut placés, c’est très intéressant. » Ce qui lui manque : « le reportage de terrain avec des gens ‘‘normaux’’. Comme le média s’adresse aux décideurs, on ne fait parler que les décideurs. On gagnerait beaucoup à faire parler tout le monde ».»

    Eléonore Richard

    Crédit photo : Maxime Montabord

    Linkedin
  • Photo
    Lisa Domanech
    Lisa Domanech
    Formation
    Ancienne étudiante en L3 Info-Com, Rédactrice au journal La Provence
    Promotion
    2016-2018
    « Après une école préparatoire en section littéraire, je me suis naturellement dirigée vers la licence Info-Communication dispensée par l'EJCAM, à Aix-en-Provence, avec l'ambition de devenir journaliste. Cette année a été riche en apprentissage, je découvrais l'univers des médias et de la publicité, d'autant […] Lire la suite
    Photo
    Lisa Domanech
    Lisa Domanech
    Formation
    Ancienne étudiante en L3 Info-Com, Rédactrice au journal La Provence
    Promotion
    2016-2018

    « Après une école préparatoire en section littéraire, je me suis naturellement dirigée vers la licence Info-Communication dispensée par l'EJCAM, à Aix-en-Provence, avec l'ambition de devenir journaliste. Cette année a été riche en apprentissage, je découvrais l'univers des médias et de la publicité, d'autant plus avec le stage de fin d'année que j'ai choisi de faire à la locale marseillaise du journal La Provence

    Suite à cette expérience, j'ai fait mes armes à Made in Marseille, premier pure player de la région, où je m'occupais autant des articles que des vidéos et des réseaux sociaux. Je suis par la suite revenue à La Provence où j'occupe désormais le poste de rédactrice.

    Ce que je retiens de mon passage à l'EJCAM a été la dynamique impulsée par certains enseignants qui n'hésitaient pas à nous faire sortir des sentiers battus pour faire travailler notre côté créatif. Ça m'aide encore au quotidien ».

    Crédit photo : Frédéric Speich

    Linkedin
  • Photo
    Solène Leroux
    Solène Leroux
    Formation
    Ancienne étudiante en Master Journalisme, Journaliste RMC
    Promotion
    2018-2021
    Solène Leroux : « Depuis le début, je prends des chemins de traverse », tel est le titre du portrait réalisé par Manoa Debande, étudiante en M1 journalisme/alternance, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille.Depuis septembre 2023, Solène Leroux tra […] Lire la suite
    Photo
    Solène Leroux
    Solène Leroux
    Formation
    Ancienne étudiante en Master Journalisme, Journaliste RMC
    Promotion
    2018-2021

    Solène Leroux : « Depuis le début, je prends des chemins de traverse », tel est le titre du portrait réalisé par Manoa Debande, étudiante en M1 journalisme/alternance, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille.
    Depuis septembre 2023, Solène Leroux travaille pour la chronique « RMC s’engage avec vous ». Portrait d’une journaliste déterminée, amoureuse de la radio depuis son plus jeune âge.

    « Si on m’avait dit, il y a un an, que je travaillerai chez RMC, j’aurais ri. » Et pourtant, voilà Solène Leroux cinq jours sur sept, depuis septembre, dans les bureaux de RMC.
    La journaliste travaille pour « RMC s’engage avec vous ». Tous les matins, à 6h30, la chronique met en lumière un problème rencontré par les auditeurs et Solène Leroux y trouve des solutions. « Un travail sur le temps long, chose assez rare dans les médias audiovisuels », reconnaît-elle.
     

    Car derrière la chronique livrée à l’antenne durant trois minutes, se cache un travail d’enquête. « Les auditeurs nous contactent pour présenter leur problème personnel ou bien ils se présentent comme lanceur d’alerte, on sélectionne, on se renseigne en profondeur, on prend contact avec eux, on met en place le tournage, le montage », énumère la jeune femme. « Sans oublier le travail sur les contradictoires, le dossier que l’on construit sur l’affaire. Au bas mot, ça dure une semaine mais il m’est arrivé de rester sur un dossier pendant un mois. »
     

    C’est le cas pour son enquête sur l’église évangélique Assemblée chrétienne pour l’évangélisation et le réveil (ACER), sa « plus grande fierté ». Ce travail lui a permis de dévoiler des témoignages d’anciens fidèles évoquant des dérives sectaires et, ainsi, de révéler ces faits devant la Miviludes, l’organisme d’État chargé de la lutte contre les sectes qui a ensuite porté l’affaire devant la justice.
    UNE RELATION PRIVILÉGIÉE AVEC LES AUDITEURS
    Un travail de longue-haleine, donc, mais qui se révèle très stimulant pour cette journaliste originaire de Palaiseau, dans l’Essonne. Sa priorité numéro une ? Le contact avec l’auditeur, qu’elle retrouve chaque jour aux côtés d’Amélie Rosique aux commandes de la chronique, qui n’est autre que son ancienne professeure à l’école de journalisme de Marseille.
     

    « Je connais du monde qui a arrêté le journalisme car, de manière générale, il y a une perte de sens. Ce sentiment, je ne l’ai pas parce que je suis en contact avec les auditeurs, je peux voir directement l’impact de mon travail sur leur quotidien et, d’une certaine manière, je me bats pour eux, pour régler leurs problèmes. » Elle le souligne, c’est assez inhabituel, dans un média national, de bénéficier de cette proximité avec le public.
    Mais il y a autre chose. Une chose qui a trait à son tempérament. Celle qui se décrit comme étant très consciencieuse ne fait « pas les choses à moitié » et encore moins par hasard. Pendant les deux années qui ont suivi sa sortie d’école, elle a foncé, tête baissée.
     

    LA RADIO, SON PREMIER AMOUR

    Elle s’est lancée d’abord dans la pige pour FranceInfo, un mode de vie qui lui est agréable pour sa liberté mais qui est aussi à double tranchant : « On te donne du travail, donc on se dit forcément je ne peux pas dire non, donc j’en fais trop ». Naviguant à vue entre le web et la radio, son amour de toujours, elle est repérée par Europe 1, « ma radio de cœur, ça, Pauline Amiel [directrice de l’école de journalisme de Marseille, NDLR] peut l’attester ! ».
     

    En parallèle, elle renoue avec RFI, la radio qui l’a accueillie en tant que stagiaire. C’est à ce moment-là qu’elle envisage de gagner sa vie entièrement grâce à sa voix. « Je pense que l’école nous a un peu trop préparé à la précarisation : je pensais que c’était inaccessible de faire exclusivement de la radio à la sortie de l’école, soupire-t-elle, j’ai l’impression qu’on nous a un peu diminué les possibilités, et, de notre côté, il y a eu une forme d’autocensure. »
     

    Après son passage à RFI où elle présentait les journaux de la grille monde, elle frappe à toutes les portes des radios : RTL, RMC... Et finalement, son entêtement a payé.

    « CHERCHER L’INFORMATION, COÛTE QUE COÛTE »

    Pour elle, « tout est prévu : depuis le début, je prends des chemins de traverse ! ». Depuis toute petite, le journalisme est une évidence. « Le premier truc qui m’a marqué journalistiquement, ce sont les attentats du 11 septembre », se souvient- elle. Alors âgée de sept ans, elle est confrontée à sa mère qui lui interdit de regarder la télévision car « il s’est passé quelque chose de grave ».
    C’est à cette si funeste et fameuse date qu’elle a compris : « j’adore tout connaître, tout comprendre, j’adore chercher l’information et je la trouve, coûte que coûte ». Des années plus tard, celle qui se décrit comme « loin d’être studieuse » a pourtant entrepris cinq années d’études en Histoire à la Sorbonne, avant d’être parachutée en 2018 pour deux ans d’études de journalisme dans sa « deuxième maison », Marseille.
    Elle garde un souvenir intact de son arrivée : « Ce jour-là, l’OM était en Ligue des champions, il y a eu du bruit toute la nuit... bref, un bordel ! Et le lendemain, c’était le jour du concours », sourit-elle, avec un brin de nostalgie.

     

    Linkedin
  • Photo
    Yanis Boudaouch
    Yanis Boudaouch
    Formation
    Ancien étudiant L3 et Master CCN-C
    Promotion
    2013-2016
    « En 2013, j’ai intégré l’EJCAM en 3ème année de la licence en information-communication à Aix-en-Provence.Cette formation m’a permis d’acquérir les bases pour orienter mon choix sur les différents masters que l’EJCAM proposait.En fin d’année, j’ai donc décidé de m’orienter vers un master en stratégie de comm […] Lire la suite
    Photo
    Yanis Boudaouch
    Yanis Boudaouch
    Formation
    Ancien étudiant L3 et Master CCN-C
    Promotion
    2013-2016

    « En 2013, j’ai intégré l’EJCAM en 3ème année de la licence en information-communication à Aix-en-Provence.
    Cette formation m’a permis d’acquérir les bases pour orienter mon choix sur les différents masters que l’EJCAM proposait.
    En fin d’année, j’ai donc décidé de m’orienter vers un master en stratégie de communication, toujours à l’EJCAM.
    J’ai réalisé durant ces deux années de master, de nombreux travaux et projets en équipe autour de la communication (web, relations publiques, événementiel, …).
    Tous ces projets m’ont aidé à avoir une vision 360° de la communication et m’ont formé aux outils nécessaires pour construire mon projet professionnel.

    J’ai également eu la chance et l’opportunité de pouvoir partir en échange universitaire à Montréal pendant 4 mois, dans une université partenaire, l’UQAM.
    Durant cet échange, j’ai obtenu un bachelor en communication et nouveaux médias numériques.

    Mon cursus au sein de l’EJCAM et ce bachelor m’ont permis d’affiner mon projet professionnel en m’orientant vers les médias et le digital.
    Aujourd’hui, après avoir passé plus de 6 ans et demi en agence média, je suis responsable média et acquisition pour la Compagnie des Alpes (Parc Astérix, Futuroscope, …)

    Si vous cherchez à acquérir des connaissances relatives à la communication 360° et à réaliser de nombreux projets stimulants et en équipe, je vous recommande l’EJCAM !»

     

    Linkedin
  • Photo
    Marion Haering
    Marion Haering
    Formation
    Ancienne étudiante en Master CCN-C
    Promotion
    2016-2018
    « Marseillaise de naissance et passionnée par la communication, le choix de l’EJCAM a été une évidence pour moi. Après une licence dans le domaine du marketing et de la communication, j’ai décidé de poursuivre jusqu’au niveau Master 2 « Information-Communication » à l’EJCAM, avec une spécialisation CCN-C (Com […] Lire la suite
    Photo
    Marion Haering
    Marion Haering
    Formation
    Ancienne étudiante en Master CCN-C
    Promotion
    2016-2018

    « Marseillaise de naissance et passionnée par la communication, le choix de l’EJCAM a été une évidence pour moi. Après une licence dans le domaine du marketing et de la communication, j’ai décidé de poursuivre jusqu’au niveau Master 2 « Information-Communication » à l’EJCAM, avec une spécialisation CCN-C (Communication et Contenus Numériques, Spécialité Communication). 

    Lors de ma formation, j’ai eu l’opportunité d’organiser avec 6 autres étudiants l’événement de La Com’ à l’Honneur, une conférence créée par et pour les étudiants de l’EJCAM, qui se  tenait chaque année à l’école. Nous avons piloté cet événement de A à Z : choix de la thématique (le Marketing d’Influence), des intervenants,  développement de partenariats (financiers et logistiques), élaboration d’une stratégie de communication et gestion de la totalité de l'événement le jour J. Nous avons réalisé des affiches, des bannières web, des bannières pour les réseaux sociaux, et des dépliants pour le jour J. Nous avons également fait un live sur Facebook pour que les personnes extérieures à l'EJCAM puissent suivre la conférence. L’organisation de cet événement nous a permis de mettre en application nos connaissances en gestion de projet et en communication, et de développer notre capacité à travailler en équipe et à gérer notre stress.

    Après l’obtention de mon diplôme en 2018, je suis d’ailleurs devenue chef de projet communication et événementiel ! Je m’occupe depuis 5 ans de l’organisation d’un concours national sur la thématique de la tech’ et du handicap. Je gère l’aspect promotionnel, avec la mise en place d’une stratégie de communication, la gestion des réseaux sociaux, les relations avec les médias et le développement de partenariats. Je mets aussi en œuvre toutes les phases de l’événement, de l’appel à projet en passant par les phases de jury, les pitchs des finalistes et la remise des prix. 

    Mes deux années à l’EJCAM ont donc été riches d’enseignements ! Outre l’organisation de la Com à l’Honneur, la qualité des cours proposés, la disponibilité des enseignants, les petits effectifs en classe, la possibilité de faire des stages, les projets de groupe et les projets en immersion au sein des entreprises… Tout ceci m’a donné les clés pour entrer sereinement dans la vie professionnelle.

    Alors, si vous êtes passionnés par la communication (ou le journalisme d’ailleurs), et que vous recherchez une formation qui offre une base solide de connaissances/compétences en communication et des opportunités de développement, foncez les yeux fermés ! »  

     

    Linkedin
  • Photo
    Jean-Marie Leforestier
    Jean-Marie Leforestier
    Formation
    Ancien étudiant en Master Journalisme, Journaliste, co-fondateur de Marsactu
    Promotion
    2009-2011
    Jean-Marie Leforestier, la probité des faits et la rigueur de l’enquête. C'est le titre du portrait dressé par Camille Micaelli, étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille.Rédacteur en chef de Marsactu depuis 2021, Jea […] Lire la suite
    Photo
    Jean-Marie Leforestier
    Jean-Marie Leforestier
    Formation
    Ancien étudiant en Master Journalisme, Journaliste, co-fondateur de Marsactu
    Promotion
    2009-2011

    Jean-Marie Leforestier, la probité des faits et la rigueur de l’enquête. C'est le titre du portrait dressé par Camille Micaelli, étudiante en Master Journalisme, dans le cadre du cours dispensé par David Courbet, Journaliste - rédacteur AFP au bureau de Marseille.
    Rédacteur en chef de Marsactu depuis 2021, Jean-Marie Leforestier est le visage discret de l’enquête locale à Marseille. Retour sur le parcours de cet ancien élève de l’EJCAM.
    C’est dans le hall de l’École de Journalisme et de Communication d’Aix-Marseille, au milieu de salles de révisions et d’une machine à café capricieuse, que Jean-Marie Leforestier se tient tranquillement. Le journaliste barbu se prête rarement au jeu de l’interviewé.
    Ironie du sort, il ignore que la vitrine qui lui fait face arbore fièrement quelques trophées dont un en particulier, symbole de ses années d’études. « Tournoi Inter-écoles, 2009 ». La gravure évoque la gloire mais pas les péripéties qui se cachent derrière une telle victoire. Souriant, le journaliste confie avoir fondé le club de foot de l’école l’année de son arrivée, en 2009, et s’être infligé une double fracture pendant le tournoi de l’année suivante. Ce sourire, il le conserve tout au long d’un échange riche de souvenirs, sans doute réveillés par les murs d’une école qu’il a côtoyée. Diplômé en 2011, il y a depuis troqué sa casquette d’étudiant contre celle d’un professeur qui vient d’achever sa journée à enseigner avec rigueur la pratique de l’enquête.
    Difficile de trouver meilleur client pour parler d’investigation, l’ADN de sa pratique journalistique. Déjà expérimenté à Ouest-France avant d’intégrer l’école, il démarre sa carrière, après l’obtention de son diplôme, au Ravi, un journal d’enquête satirique de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Un an plus tard, en janvier 2012, il rejoint Marsactu. Le pure player spécialisé dans l’investigation locale qui a su, en une décennie, se faire une place dans un espace médiatique phocéen dominé par La Provence. Ses enquêtes sur l’habitat indigne avant le drame de la rue d’Aubagne avaient par la suite propulsé le titre sur le plan national. En 2015, la rédaction sauve le journal de la faillite en le rachetant. Derrière ce sauvetage se cache un changement radical de modèle économique. À l’époque où Mediapart émerge au niveau national, la solution de l’abonnement s’impose. Elle permet au journal de s’affranchir d’un levier de pression majeur, la publicité qui l’entravait jusqu’alors. 
    S’il n’est pas friand de journalisme militant, Jean-Marie Leforestier ne renie pas pour autant ses convictions. La plus forte lui impose de ne pas être financé par les sujets qu’il traite. Déjà étudiant, il peine à ne pas « interroger les cadres dans lesquels on lui demande de se glisser ». Une mentalité qui résume bien le crédo de Marsactu, la « vigie démocratique locale », dont il est aujourd’hui, à 36 ans, le rédacteur en chef. 
    Au quotidien, il anime une équipe de 8 journalistes permanents dont il fait partie, ainsi qu’un volant de pigistes. Un esprit commun habite la rédaction, le goût de la chose publique, qu’il cultive personnellement depuis toujours. « Il faut toujours se rappeler qu’on est d’abord là pour décortiquer des faits plutôt que pour relayer les opinions », clame-t-il d’une voix douce. Mais ce travail, il le mesure, a un prix. « C’est une vie passionnante, valorisante mais extrêmement chronophage ». Jeune papa, il constate la différence qui le sépare parfois de son entourage en raison de son emploi du temps. Du temps, il en faut aussi pour enquêter, une pratique qui demande de la patience, de la rigueur et un investissement personnel conséquent. « C’est essentiel à l’heure où l’espace médiatique est saturé par le traitement immédiat des chaines d’information en continu ». 
    Marsactu s’est construit en privilégiant la couleur originale du journalisme qui doit être « la primauté des faits dans l’exercice du métier ». L’enquête longue permet de marquer un temps d’arrêt, bénéfique au décryptage de l’actualité et aux lecteurs qui en profiteront.
    En dehors de son métier, il ne se passionne pas pour « les trains électriques » ni n’a d’attrait pour les « choses bizarres ». Fils d’une infirmière exerçant auprès des publics défavorisés et d’un technicien en informatique, il se souvient que presque aucun journal ne traine dans son foyer breton. Contrairement à ce que l’on pourrait fabuler, enfant, il était moins proche de Tintin que d’un Thierry Roland en puissance. Il résume ses « influences de jeunesse » à son rapport privilégié avec la télévision, au journalisme sportif plus précisément. Jean-Marie, alors âgé de « quatre ou cinq ans », prenait le tournevis de son père à l’envers, comme un micro, pour commenter les matchs de foot devant le petit écran. Il a le sourire aux lèvres quand il évoque ce souvenir. Il n’a finalement pas suivi la carrière de Didier Roustan, son idole de l’époque, mais concède que le journalisme de sport a été sa « porte d’entrée » vers son futur métier, sans jamais l’avoir pratiqué de cette manière. 


    Camille MICAELLI

    Linkedin